Vue aérienne de Draguignan et de ses quartiers autour du centre ancien.

Le journal de l’ADEPAPE Var

Le Conseil général du Var rejette les demandes de subvention des œuvres de protection de l’enfance

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Séance du 20 août 1889 : le Conseil général du Var rejette les demandes des sociétés de protection de l’enfance et de patronage d’orphelins, après avoir accordé des subventions à d’autres causes le même après-midi.

Photographie d’illustration contemporaine : le centre-ville de Draguignan. Photo : Olivier Cleynen — CC BY 4.0, via Wikimedia Commons Licence. Cadrage adapté à l’en-tête.

Le 20 août 1889, le Conseil général du Var siège à Toulon. Le compte rendu de la séance, publié dans le journal La Justice du Var, rapporte le rejet en bloc des demandes de subvention formées par les sociétés de protection de l’enfance et de patronage d’orphelins. Notre association n’existe pas encore : cette page relève de la préhistoire de l’entraide, pas de notre histoire.

Ce que dit le compte rendu

La séance s’ouvre à 2 heures et se lève à 5 heures. Au fil des rapports, un point concerne directement les enfants.

3° Demandes de subvention formées par les sociétés de protection de l’enfance, l’association générale d’Alsace-Lorraine, la société de protection des engagés volontaires élevés dans les maisons d’éducation correctionnelle, la société de patronage des orphelins d’Alsace-Lorraine, l’œuvre de l’orphelinat de l’enseignement primaire. — Toutes ces demandes sont rejetées à cause de la situation financière du département.

Aucun montant n’est indiqué pour ces demandes : ni ce qui était sollicité, ni ce qui a été refusé. Le motif tient en une formule, la situation financière du département.

Un arbitrage, pas une fatalité

Le même après-midi, d’autres subventions sont accordées : 500 fr. aux Beaux-Arts, 250 fr. à un cours de broderie en or à l’école supérieure de filles de Toulon, 100 fr. à la Société centrale des Naufragés, 50 fr. au Vélo Club du Var à Toulon. Les demandes de bourse pour les sourds-muets et jeunes aveugles, elles, ne sont pas rejetées mais renvoyées à la fin de la session.

La « situation financière » était donc une manière de trancher entre des priorités, pas un mur. C’est un enseignement durable : le financement de ces enfants est souvent la première ligne qu’on ajourne.

Un pèse-bébé renvoyé pour rapport

Un autre passage de la même séance en dit long, par sa petitesse même. Le médecin inspecteur des enfants assistés du canton du Beausset demande l’achat d’un pèse-bébé, pour peser des nourrissons placés.

La lettre n’est pas refusée : elle est « renvoyée à l’administration pour rapport de M. l’inspecteur des enfants assistés du Var ». Cette page atteste au passage qu’il existait dès 1889 un inspecteur départemental des enfants assistés et des médecins inspecteurs cantonaux. C’est de cette ossature administrative que descend la protection de l’enfance d’aujourd’hui — sans qu’aucun lien institutionnel ne relie ces œuvres de 1889 à notre association.

Et pour vous ?

Si vous sortez de l’ASE (aide sociale à l’enfance) ou si vous êtes adhérent, ce genre d’arbitrage vous est familier : un droit existe, et son financement attend. Nous sommes là pour ne pas vous laisser seul face à ce délai — dossiers, permis, logement, premiers achats. Appelez le 04 94 31 60 31 ou écrivez à contact@adepape-var.fr. Et si vous avez des archives familiales ou locales sur ces années, nous les cherchons.

Sources

  • La Justice du Var : organe de la démocratie radicale, numéro du samedi 24 août 1889, page 1, compte rendu de la séance du 20 août 1889 du Conseil général du Var — https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k8342561g
  • Gallica / Bibliothèque nationale de France, presse varoise numérisée

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