Vue aérienne de Draguignan et de ses quartiers autour du centre ancien.

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Au Journal officiel du 6 mars 1949 : une déclaration à Draguignan pour « l’aide matérielle et morale »

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Le Journal officiel du 6 mars 1949, page 2415, publie la déclaration faite le 19 février 1949 à la préfecture du Var d’une association d’entraide des pupilles et anciens pupilles de l’État, siège à Draguignan.

Photographie d’illustration contemporaine : le centre-ville de Draguignan. Photo : Olivier Cleynen — CC BY 4.0, via Wikimedia Commons Licence. Cadrage adapté à l’en-tête.

Le Journal officiel de la République française du 6 mars 1949, page 2415, publie une déclaration reçue le 19 février 1949 à la préfecture du Var. Quelques lignes d’entrefilet, un but en quatre mots, une adresse à Draguignan : c’est la plus ancienne pièce d’archive que ce travail de mémoire ait retrouvée sur nos origines.

Une déclaration lue mot pour mot

La déclaration a été relue directement sur l’image de la page du Journal officiel, la couche texte de l’archive numérisée comportant des coquilles de reconnaissance de caractères. Le fichier du Répertoire national des associations (RNA), le registre public des associations tenu par l’État, porte les mêmes dates au jour près pour la fiche varoise : déclaration le 19 février 1949, parution le 6 mars 1949.

Un point de méthode mérite d’être noté pour qui voudrait refaire le chemin : dans le RNA, le champ de « déclaration » indique la dernière modification déclarée, pas l’origine. Seule la date de création correspond au passage en préfecture.

Le texte de 1949

Voici l’entrefilet tel qu’il est imprimé, sous l’en-tête de la page.

19 février 1949. Déclaration à la préfecture du Var. ASSOCIATION D’ENTR’AIDE DES PUPILLES ET ANCIENS PUPILLES DE L’ETAT. But: aide matérielle et morale. Siège social: direction départementale de la population du Var, route de la Piscine, Draguignan.

Deux détails sautent aux yeux. Le but d’abord : « aide matérielle et morale ». Soixante-dix ans plus tard, l’objet enregistré au RNA est plus long, mais il dit la même chose : « de favoriser l’effort d’insertion sociale, morale et professionnelle et de développer l’esprit de solidarité des personnes accueillies à la protection de l’enfance, et prolonge ainsi l’action de ce service ». Le siège ensuite : ni Toulon, ni un local associatif, mais les bureaux de l’administration départementale qui plaçait alors les enfants — Draguignan étant à l’époque la préfecture du Var.

Ce que cela change pour le Var

Nos voisins de région ont commencé autrement. Les Alpes-Maritimes déclarent leur association le 22 octobre 1948, parue au Journal officiel du 28 octobre 1948, avec un siège à l’hôtel Concordia, à Nice : cent vingt jours avant nous. Les Bouches-du-Rhône ne se déclarent que le 2 février 1966, parution le 17 février 1966, au 145 boulevard Baille à Marseille — près de dix-sept ans après le Var. Trois départements voisins, trois adresses, trois manières de commencer.

Nous n’en tirons aucun classement : selon la façon d’interroger le registre, le rang du Var change. Ce qui est solide, c’est la pièce elle-même. Le RNA ne connaît aucune association varoise de ce type avant 1949. Cela donne un point d’appui documentaire à ce que laissait entendre notre article du 70e anniversaire, sans clore pour autant le débat interne sur nos origines : il faudrait pour cela une autre pièce, varoise, encore à trouver.

Et pour vous ?

Vous avez chez vous une carte d’adhérent ancienne, une lettre à en-tête, une photo de réunion, un bulletin ? Ce sont exactement les pièces qui manquent. Écrivez-nous à contact@adepape-var.fr ou appelez le 04 94 31 60 31 : nous numérisons le document et nous vous le rendons. Si vous avez connu l’association du temps de Draguignan, votre témoignage vaut à lui seul une archive.

Sources

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