En avril 2019, le mensuel professionnel Le Jas — Le Journal de l’Action Sociale — publie un dossier « Décryptage » de quatre pages, pages 38 à 41, consacré au mouvement des ADEPAPE, les associations départementales d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance. Signé « PAR JEAN-LOUIS SANCHEZ ET HÉLÈNE PADIEU », ce dossier choisit notre association comme illustration locale.
Un dossier qui va du local au national
Le principe du dossier est annoncé dès l’ouverture : « Du local, avec la description de l’Adepape du Var, au national avec l’interview du président de la fédération nationale Jean-Marie Muller ». Le Jas rappelle que les ADEPAPE ont été créées en 1943 afin de promouvoir l’entraide entre les anciens enfants accueillis à l’Assistance publique, et que la Fédération nationale des Adepape a été créée en 1958, par les présidents des vingt-deux associations existantes à l’époque. Attention : ce millésime de 1943 date le mouvement national, il ne dit rien de la fondation de notre association varoise.
Le magazine recense 67 ADEPAPE en France, dont une cinquantaine plus actives que les autres — le Var est cité parmi celles-ci. Le président de la fédération, Jean-Marie Muller, en compte pour sa part 55 « vivantes ». Il rappelle aussi qu’aucun financement n’est obligatoire : les subventions départementales vont de 2 000 à 250 000 euros par an, avec une moyenne entre 35 000 et 40 000 euros. Selon lui, moins d’un quart des jeunes adhèrent à une ADEPAPE à leur sortie de l’aide sociale à l’enfance (ASE).
L’entraide dite avec les mots de la vice-présidente
Le Jas note que notre association « organisait son assemblée générale le dimanche 31 mars » — l’année n’est pas imprimée, mais le numéro est daté d’avril 2019. C’est à cette occasion que la vice-présidente de l’époque, Peggy Costa, résume la mission d’entraide.
Selon sa vice-présidente Peggy Costa « la mission d’entraide représente un de nos plus gros chevaux de bataille. Nos actions consistent à accueillir, écouter et orienter toutes les personnes en difficulté. »
Une photographie de l’association à cette date
Le dossier donne une image chiffrée de ce que nous étions alors : « Aujourd’hui constituée de 200 membres actifs et 80 membres bienfaiteurs, l’association multiplie ses projets en s’appuyant sur un éducateur salarié depuis une quinzaine d’années. » Ce poste, occupé de longue date, est la cheville ouvrière de l’accompagnement quotidien. Il rappelle aussi une présence institutionnelle constante : « On siège également aux conseils de famille et à la commission d’agrément depuis 1999. »
Le Jas retient enfin le Passeport Malin, « un livret utile aux jeunes majeurs pour faciliter leur insertion, pensé pour eux mais aussi par eux », dont il situe la création en 2016 — le dépôt de la marque à l’INPI, lui, est postérieur ; création et dépôt de marque ne disent pas la même chose et nous ne tranchons pas ici. Le magazine ajoute que « les responsables sociaux du Québec ont demandé au président de l’association Marceau Dell’Unto de venir le leur présenter ».
Et pour vous ?
Si vous êtes adhérent, ce dossier est une pièce de mémoire : il dit noir sur blanc ce que nous portions à cette date, et il vaut la peine d’être conservé. Si vous sortez de l’ASE, retenez surtout deux choses : le Passeport Malin a été pensé par des jeunes du Var, et nous siégeons aux conseils de famille et à la commission d’agrément depuis 1999. Vous pouvez demander le guide, poser une question ou simplement prendre rendez-vous au 04 94 31 60 31 ou à contact@adepape-var.fr. Si vous avez conservé des numéros, des coupures ou des photos de cette période, écrivez-nous : nous reconstituons notre archive.
Sources
- Le Jas — Le Journal de l’Action Sociale, avril 2019, dossier « Décryptage », pages 38 à 41 : https://www.lejas.com/wp-content/uploads/ADEPAPE.pdf
