Pierre Marie, en veste et cravate, devant un panneau de l’ADEPAPE Var.

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« L’âme de bâtisseur » : le portrait de Pierre Marie au moment de passer la main

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Le 12 mars 2017, le groupe Nice-Matin publie un portrait de Pierre Marie, qui préside ce jour-là sa vingt-cinquième et dernière assemblée générale et remettra les clefs le 20 mars à Marceau Dell’Unto, alors trésorier.

Portrait de Pierre Marie conservé dans les archives de l’ADEPAPE Var. Photo : fonds ADEPAPE Var. Cadrage adapté à l’en-tête.

Le 12 mars 2017, sous le titre « Enfance protégée : Pierre Marie, l’âme de bâtisseur », le groupe Nice-Matin publie un portrait de notre président le jour où il préside sa vingt-cinquième et dernière assemblée générale. La passation, elle, viendra huit jours plus tard : la remise officielle des clefs de la Maison départementale à Marceau Dell’Unto est fixée au 20 mars.

Deux dates, deux événements

Il faut les tenir séparées, car nos propres archives les ont longtemps confondues. Le 12 mars, c’est l’assemblée générale. Le 20 mars, c’est la remise des clefs. Le journal désigne Marceau Dell’Unto comme « son fidèle trésorier » — une formule de la journaliste, pas un titre officiel, mais qui confirme la fonction qu’il occupait avant d’accéder à la présidence.

« Ni une pâle copie du service de l’ASE »

Le cœur du portrait n’est pas un parcours, c’est une idée : celle d’une association tenue par ceux-là mêmes qu’elle aide. Pierre Marie l’oppose explicitement à un simple guichet d’aides ponctuelles.

« Je voulais apporter tout ce qui se faisait partout en France : une association gérée par et pour les anciens de l’aide sociale à l’enfance, autonome et subventionnée à hauteur de ses missions. Cela a été le plus difficile à faire admettre auprès des élus et fonctionnaires », dit Pierre Marie.

Le portrait rappelle son entrée au conseil de famille des pupilles de l’État, à l’ancienne DDASS (Direction départementale des affaires sanitaires et sociales), et son repérage dès 1989, à 33 ans, par le délégué régional de la Fédération nationale des Adepape. Bénévole depuis quarante-cinq ans à la date de l’article — un engagement associatif commencé à 16 ans —, il résume ainsi son chemin : « Après m’être engagé dans l’action catholique puis onze années au service de clubs de football, il fallait maintenant que je le fasse pour les anciens de l’aide sociale à l’enfance. » L’ADEPAPE vient donc au bout de cette suite, et non avant elle.

Une pièce datée versée au dossier de nos origines

Ce portrait contient une déclaration que nous rapportons sans la trancher, parce qu’elle touche à une question encore ouverte pour nous : celle de la date de création de l’association. Pierre Marie y dit : « L’Adepape existait depuis 1949 mais elle était dirigée soit par des hauts fonctionnaires de l’ASE soit par des élus. Il n’y avait pas d’associatif. » Et l’article ajoute : « En 1992, l’association prendra son envol…autonome. » C’est, à notre connaissance, la première source de presse datée sur ce point. Elle éclaire aussi le sens du « 25e anniversaire » célébré cette année-là : il compte à partir de 1992, année de l’autonomie et de la prise de fonction, et non depuis une fondation.

Le portrait évoque enfin, en quelques lignes, l’enfance placée de Pierre Marie. Il l’a livrée publiquement, en tant que président ; nous n’en reprenons pas le détail ici et renvoyons à l’article source. Ce qu’il faut en garder, c’est que celui qui a construit cette maison en avait d’abord eu besoin.

Et pour vous ?

Cette phrase — « gérée par et pour les anciens de l’aide sociale à l’enfance » — n’est pas une formule de communication : c’est la règle du jeu. Si vous avez été accueilli à l’ASE, vous n’êtes pas un usager de notre association, vous en êtes membre potentiel. Venez à l’assemblée générale, proposez-vous pour une commission, ou simplement appelez le 04 94 31 60 31 ou écrivez à contact@adepape-var.fr. Nous cherchons par ailleurs des documents sur les années 1949-1992 : comptes rendus, bulletins, photos. Si vous en détenez, ils comptent.

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