Le 21 janvier 2020, salle Méditerranée, nous avons tenu notre traditionnelle cérémonie des vœux devant plus d’une centaine de partenaires publics, associatifs, privés, députés, élus locaux, varois et régionaux. Var-Matin, dans un article publié le 23 janvier 2020, en a retenu un sujet précis : le Passeport Malin, son origine et son avenir.
Un guide que les jeunes ont baptisé eux-mêmes
Le Passeport Malin n’est pas né dans un bureau. Il porte ce nom parce que ce sont les jeunes de notre commission Jeunes, fondée en 2003, qui l’ont choisi. Cette commission réunit des jeunes accueillis ou anciennement accueillis à l’ASE, l’aide sociale à l’enfance, c’est-à-dire le service du Département qui prend en charge les enfants confiés. Elle était alors présidée par Cynthia Bonin.
Le guide s’adresse aux jeunes de 16 à 25 ans. Seize ans, ce n’est pas un chiffre choisi au hasard : c’est l’âge à partir duquel les jeunes doivent commencer à préparer leur sortie des foyers et des maisons d’enfants à caractère social. Le Passeport Malin rassemble ce qu’il faut savoir à ce moment-là, écrit dans une langue que ses lecteurs comprennent, puisqu’ils l’ont écrite.
Ce qu’en écrit Var-Matin
C’est, à notre connaissance, la première source de presse datée qui documente l’origine du nom. Elle mérite d’être citée telle quelle.
Passeport malin : c’est, ainsi, que l’ont baptisé à l’époque les membres de la commission Jeunes, fondée en 2003, de l’association d’entraide de personnes accueillies à la protection de l’enfance (Adepape-Var), sise à Saint-Jean du Var.
Le journal ajoute que le guide est « conçu par les jeunes et pour les jeunes de 16 à 25 ans, admis ou ayant été accueillis à l’aide sociale à l’enfance (ASE) ».
Un objectif annoncé pour 2020 : passer au numérique
Un guide papier vieillit vite : chaque changement de loi ou de dispositif en périme une page. C’est pourquoi nous annoncions ce jour-là viser « la mise en place d’une plateforme numérique d’orientation et de services qui viendrait à terme remplacer la version papier du passeport malin ». Le journal le formule comme un objectif de l’année 2020, pas comme une réalisation : le projet était alors sur la table, rien de plus.
Cette réflexion s’inscrivait dans un travail plus large, celui du groupe de travail numéro 9 du plan national de lutte contre la pauvreté, consacré aux sorties de l’ASE, où notre association portait la voix des jeunes au niveau régional. L’enjeu, répété ce soir-là, était clair : agir « pour empêcher la sortie sèche de l’aide sociale à l’enfance », c’est-à-dire la fin brutale de la prise en charge à la majorité, sans logement ni ressources.
Et pour vous ?
Si vous préparez votre sortie de l’ASE, consultez nos ressources ou contactez-nous pour être orienté. Le Passeport Malin de 2016 est conservé comme archive : ses informations pratiques doivent être vérifiées avant une démarche. Si vous possédez une ancienne édition, une photographie de la cérémonie ou une coupure de presse, vous pouvez nous écrire pour contribuer à la mémoire de ce projet.
Sources
- Var-Matin, « Les jeunes de l’aide sociale à l’enfance pour un passeport malin version 2.0 », publié le 23/01/2020 — archive : https://web.archive.org/web/20201023073750/https://www.varmatin.com/vie-locale/les-jeunes-de-l-aide-sociale-a-l-enfance-pour-un-passeport-malin-version-20-451097
- Cérémonie des vœux de l’ADEPAPE Var, salle Méditerranée, 21 janvier 2020.
