Le 11 mars 2017, Var-Matin annonce que nous inaugurons le soir même notre premier logement destiné à un jeune majeur poursuivant ses études. L’adresse, dans un quartier toulonnais, n’a pas été communiquée. C’est la première source de presse datée sur ce studio, et elle raconte surtout d’où il vient.
Un legs d’ancien pupille, à l’origine de l’achat
Le journal l’écrit sans détour : « Le legs d’un ancien pupille a permis à l’association de franchir le pas dès l’été dernier. » Autrement dit, ce n’est pas une subvention qui a rendu l’opération possible, mais la transmission d’un ancien de l’ASE (aide sociale à l’enfance) à ceux qui viennent après lui. Aucun montant n’est donné par la source, et nous n’en avancerons pas.
Marceau Dell’Unto, alors trésorier et appelé à devenir président, en explique la destination.
Accompagner, pas assister
La condition d’entrée est un projet, pas une situation. Sylvie Desanti, trésorière adjointe, insiste sur ce point auprès du journal : il faut « obligatoirement que le jeune ait un projet professionnel de formation : qu’il soit scolaire ou en apprentissage dans le cadre de l’alternance emploi-formation ». Le jeune doit aussi être en capacité de prendre en charge une participation et les frais liés à l’appartement, ce qui suppose une bourse ou une allocation mensuelle au titre d’un contrat jeune majeur du Département.
« On conditionne le jeune et on l’accompagne pour sa vie future, ajoute Marceau Dell’Unto. Par cet appartement transitoire, on lui permet de mieux vivre sa rupture avec l’institution et de se préparer à être pleinement autonome. »
Un montage préparé, et un chantier de bénévoles
Pour ne pas improviser, nous nous sommes rapprochés de l’ADIL (association départementale d’information sur le logement) et d’Alinea (association pour le logement individuel et autonome de Toulon), expérimentée dans le logement temporaire ; des référents de maisons d’enfants à caractère social ont également été consultés. Un règlement intérieur a été défini — « des règles de vie à tenir, comme c’est le cas dans toute copropriété ». Le jeune reste libre de ses faits et gestes, mais « un référent sera contact avec lui et assurera un suivi de façon régulière avec des visites à domicile ». Le studio a demandé cinq mois de travaux de rénovation menés par des bénévoles de l’association ; une commission doit ensuite l’attribuer.
Note d’archive : Var-Matin précise que cette inauguration se déroule « la veille de l’assemblée générale, qui fête cette année à La Crau le 25e anniversaire de l’autonomie de l’Adepape du Var ». Nous rapportons cette formulation telle quelle — le mot employé par le journal est autonomie, ni fondation ni présidence.
Et pour vous ?
Vous avez entre 20 et 25 ans, vous sortez de l’ASE et vous êtes en études ou en alternance : parlez-nous de votre projet, c’est lui qui ouvre la porte. Et rappelez-vous que nous n’aidons pas que les jeunes majeurs — familles monoparentales, situations de précarité, personnes veuves ou âgées peuvent aussi obtenir une aide administrative, un secours urgent, alimentaire ou de mobilité, ou un appui pour l’achat de matériel. Un contact suffit : 04 94 31 60 31 ou contact@adepape-var.fr.
Sources
- Var-Matin, « Un toit pour aider les anciens de l’aide sociale à l’enfance à s’envoler », publié le 11/03/2017 (archive du 20/12/2021) : https://web.archive.org/web/20211220180212/https://www.varmatin.com/vie-locale/un-toit-pour-aider-les-anciens-de-l-aide-sociale-a-l-enfance-a-s-envoler-120459
- ADEPAPE du Var — 04 94 31 60 31 — contact@adepape-var.fr
