Un combiné noir posé sur un téléphone rouge.

Le journal de l’ADEPAPE Var

119, CRIP, information préoccupante et signalement : qui contacter et dans quel cas ?

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Le 119 écoute et oriente, la CRIP départementale évalue les informations préoccupantes et l’autorité judiciaire reçoit les signalements nécessaires. En cas de danger immédiat, les services d’urgence restent prioritaires.

Photographie d’illustration : le téléphone, moyen de contacter les services d’aide à l’enfance. Illustration. Photo : Shixart1985 — CC BY 2.0, via Wikimedia Commons Licence. Cadrage adapté à l’en-tête.

Lorsqu’un enfant semble en danger, le vocabulaire peut freiner l’action : faut-il appeler le 119, écrire à la Cellule de recueil des informations préoccupantes ou saisir directement la justice ? La bonne réponse dépend surtout de l’urgence et de la nature des faits. Il n’est pas nécessaire d’avoir déjà prouvé le danger pour demander conseil.

Le 119 pour parler d’un danger ou d’un risque

Le 119 est le numéro national dédié aux enfants en danger ou en risque de l’être. Il est gratuit, accessible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7, et n’apparaît pas sur les factures de téléphone. Les enfants et les adolescents peuvent appeler eux-mêmes ; leurs appels sont prioritaires.

Des professionnels écoutent, évaluent les éléments transmis et orientent la suite. Lorsque la situation le justifie, les informations peuvent être transmises au service de protection de l’enfance du département. Un formulaire écrit existe aussi, mais il n’est pas destiné à traiter une urgence.

La CRIP et l’information préoccupante

Dans chaque département, la Cellule de recueil, de traitement et d’évaluation des informations préoccupantes, ou CRIP, centralise les éléments concernant un mineur en danger ou en risque de l’être. Le président du conseil départemental est légalement chargé de leur recueil, de leur traitement et de leur évaluation.

Une information préoccupante ne prononce pas une culpabilité. Elle déclenche l’examen d’une situation par une équipe pluridisciplinaire. L’évaluation porte aussi sur les autres mineurs présents au domicile. Elle peut conduire à une orientation vers des aides, à une mesure administrative ou, si nécessaire, à un signalement à l’autorité judiciaire.

Le signalement et l’urgence immédiate

Le mot « signalement » désigne ici la transmission à l’autorité judiciaire lorsque la situation le nécessite. Pour un danger grave et immédiat, il ne faut pas attendre une évaluation différée : contactez la police ou la gendarmerie au 17 ou au 112, les pompiers au 18 ou au 112, ou le Samu au 15. Le 114 est accessible aux personnes sourdes, sourdaveugles, malentendantes ou aphasiques.

Donnez des faits observables : identité de l’enfant si elle est connue, lieu, nature du risque, moment des faits et possibilité de mise à l’abri. Évitez de mener vous-même une enquête qui pourrait augmenter le danger.

Et pour vous ?

Si vous hésitez et que le danger n’est pas immédiat, appelez le 119 pour être conseillé. Si vous êtes un enfant concerné, vous pouvez appeler vous-même ou en parler à un adulte de confiance. En situation immédiate, utilisez les numéros d’urgence. Notez ensuite les faits transmis et l’heure de votre démarche sans diffuser l’information autour de vous.

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