Le 12 février 1958, une fédération se déclare à la préfecture de police de Paris. L’annonce paraît au Journal officiel du 28 février 1958, page 2175, dans la rubrique des déclarations d’associations. Quatre lignes, pas une de plus : c’est l’acte de naissance légal du réseau auquel notre association appartient.
Un document public, consultable
Il faut distinguer deux dates que l’on confond souvent. Le 12 février 1958 est celle de la déclaration elle-même, déposée à la préfecture de police. Le 28 février 1958 est celle de la publication au Journal officiel, qui la rend opposable et surtout consultable par tout le monde. Le fascicule numérisé est aujourd’hui accessible en ligne, et le folio imprimé en haut de page — 2175 — suffit à le retrouver.
Un objet tenant en un mot
Ce qui frappe, à la lecture, c’est la sobriété de l’annonce. Pas de préambule, pas de programme : un nom, un but, une adresse. Nous la reproduisons telle qu’imprimée, avec sa ponctuation et son « Etat » sans accent.
12 février 1958. Déclaration à la préfecture de police. Fédération nationale des associations départementales d’entraide des pupilles et anciens pupilles de l’Etat. But : entraide. Siège social : 3, rue Japy, Paris.
« But : entraide. » Un seul mot. Il n’a pas été étoffé, et il n’a pas eu besoin de l’être.
Ce que ce papier dit à un jeune du Var
Ce document ne parle pas du Var : aucune association départementale n’est nommée dans l’annonce, et nous nous interdisons d’en déduire quoi que ce soit sur notre propre date de création, qui reste à trancher par le bureau. Le fil qui relie ce Journal officiel à Toulon est d’une autre nature : c’est un fil de vocabulaire et de filiation. Le mot inscrit en 1958 comme objet unique — entraide — est celui que nous portons encore dans notre nom.
Pour un jeune qui sort de l’ASE (aide sociale à l’enfance), cela dit une chose concrète et rassurante. Le réseau qui l’accompagne n’est pas un dispositif improvisé de la dernière décennie : il a une existence légale, publique, vérifiable par n’importe qui, et son association départementale s’inscrit dedans. Quand nous répondons au téléphone, ce n’est pas à titre personnel ; c’est au nom d’une chaîne déclarée depuis longtemps.
Et pour vous ?
Nous constituons peu à peu une mémoire documentaire de notre mouvement, pièce par pièce, en ne retenant que ce qui est prouvé. Si vous conservez des courriers, des bulletins, des convocations d’assemblée générale ou des photographies liés à l’entraide des anciens pupilles dans le Var, faites-le nous savoir : nous les recensons sans jamais publier de nom de personne accueillie. Et si vous souhaitez simplement adhérer ou être rappelé, écrivez à contact@adepape-var.fr ou appelez le 04 94 31 60 31.
Sources
- Journal officiel de la République française du 28 février 1958, page 2175, déclarations d’associations : https://fr.ftp.opendatasoft.com/datadila/JO/ASSOCIATIONS/JOAFE/CAPTCHA_PROTECTED/PDF/1958/0050/JOAFE_PDF_Unitaire_19580050_02175.pdf
