En 2020, le préfet du Var et le président du conseil départemental ont signé l’avenant à la convention d’appui à la lutte contre la pauvreté et d’accès à l’emploi. La page de la préfecture qui en rend compte, mise à jour le 28 septembre 2020, cite la fin des sorties sèches de l’aide sociale à l’enfance (ASE) parmi les objectifs reconduits. Un repère daté et local, deux ans avant le décret du 5 août 2022 dont nous avons parlé ici.
Une contractualisation engagée dès 2019
La préfecture rappelle que « la contractualisation entre le Département du Var et l’État a été initiée dès 2019 autour d’un socle d’engagements portés par l’État et le Département et d’actions à l’initiative du Département qui s’inscrivent dans la stratégie ». Autrement dit, l’engagement varois n’est pas né en 2020 : l’avenant consolide un cadre déjà posé l’année précédente.
L’intervention financière de l’État est portée en 2020 à 1 943 320 euros, contre 915 998 euros en 2019 — la page qualifie cette évolution de doublement. Les actions socles de 2019 sont reconduites en 2020 et financées à hauteur de 1 152 512 euros.
Les sorties sèches nommées parmi les objectifs
C’est la phrase qui nous intéresse le plus, et elle mérite d’être lue mot pour mot, car elle parle d’objectifs et non de résultats acquis :
Les objectifs de fin de sortie sèches de l’aide sociale à l’enfance (ASE), de l’accueil social inconditionnel de proximité et du référent parcours sont reconduits notamment.
« Sortie sèche » désigne le moment où un jeune quitte l’ASE sans logement, sans ressources et sans accompagnement — souvent le jour de ses dix-huit ans. Le fait que la fin de ces sorties soit inscrite comme objectif reconduit d’une convention État-Département donne aux jeunes concernés un point d’appui daté et local.
Ce que cela change dans le Var
Une convention n’est pas un droit individuel : elle n’ouvre à personne, à elle seule, un logement ou un contrat jeune majeur. Mais elle engage les deux financeurs devant un objectif écrit, et son exécution « fait en effet l’objet d’un suivi et d’une évaluation conjointe de l’État et du Département en lien étroit avec la commissaire à la lutte contre la pauvreté ». Il y a donc un cadre où demander des comptes, et des acteurs identifiés pour le faire.
Signalons enfin que l’association n’est pas nommée dans ce document, et qu’aucun représentant associatif ne figure parmi les personnes citées à la signature. Nous ne revendiquons donc rien de ce texte : nous le versons au dossier parce qu’il documente, chiffres à l’appui, l’antériorité de l’engagement varois.
Et pour vous ?
Si vous approchez de la fin de votre prise en charge par l’ASE, ne restez pas seul avec les démarches. Nous vous aidons à préparer votre demande de contrat jeune majeur, à comprendre les dispositifs départementaux et à savoir vers qui vous tourner en cas de refus. Nous remettons aussi le Passeport Malin, qui rassemble les informations pratiques de la sortie.
Appelez-nous au 04 94 31 60 31 ou écrivez à contact@adepape-var.fr. Un échange de vingt minutes évite souvent des mois d’errance administrative.
Sources
- Préfecture du Var — Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, mise à jour le 28 septembre 2020 : https://www.var.gouv.fr/Actions-de-l-Etat/Solidarites/Lutte-contre-la-pauvrete/Strategie-de-prevention-et-de-lutte-contre-la-pauvrete
- Notre article du 27 février 2020 : « Comment éviter les sorties sèches de l’ASE ? GT9 Plan Pauvreté »
- Notre article du 24 octobre 2023 sur la CALPAE à La Garde
