Le 31 mars 2019, à l’escale Louvois, à Toulon, notre assemblée générale a été couverte par Nice-Matin. Au milieu du compte rendu figure une phrase qui mérite d’être remise en avant aujourd’hui : selon la vice-présidente nationale des ADEPAPE, le Var accompagnerait de longue date les jeunes protégés par l’aide sociale à l’enfance jusqu’à 25 ans, quand beaucoup de départements s’arrêtent à 18.
Pourquoi cette phrase compte
L’aide sociale à l’enfance (ASE) est le service du Département qui protège et accompagne les enfants confiés. Le jour de la majorité, l’accompagnement peut s’arrêter net : c’est ce qu’on appelle une sortie sèche. Tout tient donc à ce que le département décide de faire au-delà de 18 ans. C’est un choix territorial, pas une règle nationale automatique — et c’est pour cela qu’une appréciation venue d’un tiers extérieur, et non de nous-mêmes, a de la valeur.
Les mots de Monique Ferreira
Vice-présidente nationale des ADEPAPE, elle s’exprimait devant les élus et partenaires réunis ce matin-là. Nice-Matin la cite ainsi :
Le Var est quasi département pilote, puisque les protégés de l’Aide sociale à l’enfance sont, de longue date, accompagnés jusqu’à 25 ans (18 ans dans beaucoup de départements)
Il faut prendre cette phrase pour ce qu’elle est : une appréciation publique d’une responsable associative, rapportée par la presse, et non un document administratif départemental. Elle décrit une pratique, pas un droit garanti à chacun. Dans le même discours, elle appelait à faire soutenir la loi portée par Brigitte Bourguignon sur l’accompagnement des jeunes majeurs vulnérables vers l’autonomie, présentée le 11 juillet 2018 à l’Assemblée nationale, et évoquait 330 000 jeunes concernés par l’ASE au niveau national — là encore, une parole d’oratrice, sans source citée. Jean-Louis Sanchez, fondateur de l’Observatoire national de l’action sociale, est intervenu ensuite sur le besoin de fraternité de la société envers ses enfants.
Ce que cela dit du Var, sept ans après
Cette assemblée générale marquait aussi soixante-dix ans de présence de l’association. Le même jour, le Passeport Malin, notre guide sur le logement, l’emploi, la formation, l’administratif et la santé, était présenté comme ayant retenu l’attention d’une chercheuse québécoise ; le journal écrivait alors que le président « va le présenter aux autorités canadiennes ». La formule est de Nice-Matin : nos propres comptes rendus parlent, eux, d’une école d’été à Montréal et d’échanges avec d’anciens de la protection de la jeunesse québécoise.
L’essentiel, pour un jeune varois, reste la phrase sur les 25 ans : elle donne un point d’appui pour demander, discuter, ne pas se laisser dire que tout s’arrête à la majorité.
Et pour vous ?
Si votre accompagnement approche de son terme, ou s’il s’est arrêté sans que rien ne soit calé derrière, appelez-nous avant que la situation ne se tende : 04 94 31 60 31, ou contact@adepape-var.fr. Nous vous aidons à préparer un dossier, à formuler une demande et à ne pas y aller seul. Adhérents : signalez-nous les cas où l’accompagnement s’est interrompu à 18 ans, ce sont ces retours qui nous permettent de porter le sujet.
Sources
- Nice-Matin (édition Var), « Le Passeport malin de l’Adepape séduit au pays du caribou ! », 1er avril 2019 : https://www.nicematin.com/societe/vie-locale/le-passeport-malin-de-l-adepape-seduit-au-pays-du-caribou-372005
- ADEPAPE du Var, « 70e anniversaire de l’ADEPAPE Var », 16 mai 2019
- ADEPAPE du Var, « La rentrée de l’ADEPAPE », 28 novembre 2019
- ADEPAPE du Var — 04 94 31 60 31, contact@adepape-var.fr
