Voiliers et bateaux amarrés dans le Vieux-Port de Marseille.

Le journal de l’ADEPAPE Var

L’appel à la solidarité de l’ADEPAPE des Bouches-du-Rhône au premier confinement

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Archive. Le 22 mars 2020, le média Destimed relaie l’appel de l’ADEPAPE des Bouches-du-Rhône, mobilisée depuis le 14 mars pour mettre des bénévoles en relation avec les structures de la protection de l’enfance.

Photographie d’illustration contemporaine : le Vieux-Port de Marseille. Photo : Clément Bardot — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons Licence. Cadrage adapté à l’en-tête.

Cette page est une archive, pas une actualité. Le 22 mars 2020, le média Destimed publiait l’appel à la solidarité lancé par l’ADEPAPE des Bouches-du-Rhône — l’association départementale d’entraide des personnes accueillies en protection de l’enfance du département 13. L’ADEPAPE du Var n’est pas nommée dans cet article, et rien n’y permet de dire qu’elle a participé au dispositif décrit.

Un dispositif monté en quelques jours

La mobilisation commence le 14 mars 2020, trois jours avant le confinement national du 17 mars. L’association diffuse un formulaire auprès des travailleurs sociaux et des étudiants du même secteur, avec un objectif simple : recenser des personnes disponibles et les orienter vers les établissements qui accueillent des enfants protégés — maisons d’enfants à caractère social (MECS) et assistants familiaux.

Le communiqué relayé par Destimed décrit le point de départ de l’action en ces termes.

Ce que dit le communiqué

Le texte publié est un communiqué associatif repris par la presse : ce n’est pas un constat établi par le journaliste, et il faut le lire comme la parole de l’ADEPAPE 13 elle-même. Celle-ci écrit :

Notre souhait est avant tout de proposer un dispositif dans l’intérêt des enfants en mettant en relation des personnes bénévoles avec les structures de la protection de l’enfance.

Selon l’association, le manque de bras est alors immédiat : « les éducateurs et les assistants familiaux sont débordés ». Elle indique aussi avoir appris, le 17 mars 2020, qu’un enfant de la protection de l’enfance était confirmé positif au Covid-19, et affirme que des enfants sont depuis renvoyés des MECS faute de ressources. Cette dernière affirmation est celle de l’ADEPAPE 13 ; elle n’a pas été vérifiée indépendamment et nous la rapportons comme telle.

Pourquoi nous gardons cette trace dans le Var

Ce document intéresse nos adhérents pour deux raisons. La première : il montre qu’une association d’entraide entre pairs ne se limite pas aux temps conviviaux — loto, arbre de Noël, sorties. Confrontée à une crise, celle des Bouches-du-Rhône a construit en quelques jours une organisation de mise en relation entre des bénévoles et des établissements. C’est une capacité que le réseau des ADEPAPE possède, et qu’il vaut la peine de savoir.

La seconde raison est plus modeste : notre propre journal est muet sur cette période. Entre le printemps 2020 et 2021, nous n’avons presque rien conservé. Publier cette archive, en disant clairement qu’elle vient d’un département voisin, vaut mieux qu’un silence complet sur ces mois-là.

Le communiqué se terminait par des remerciements « aux Adepape participantes », sans en citer aucune. Nous ne savons donc pas si le Var en faisait partie, et nous ne le laisserons pas entendre. Enfin, la ligne d’écoute d’urgence annoncée alors était un dispositif de circonstance : nous ne la republions pas, car rien n’atteste qu’elle fonctionne encore.

Et pour vous ?

Si vous cherchez aujourd’hui une écoute, un appui pour une démarche, un coup de main en cas de rupture d’hébergement ou simplement quelqu’un qui connaît le parcours pour l’avoir vécu, c’est vers nous qu’il faut se tourner, pas vers un numéro de 2020 : appelez le 04 94 31 60 31 ou écrivez à contact@adepape-var.fr.

Et si vous avez gardé des souvenirs, des courriers ou des photos de ce que nous avons vécu dans le Var pendant les confinements, dites-le-nous. Ce sont ces témoignages qui combleront le trou de notre mémoire associative pour ces années-là.

Sources

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