Une cuisine aménagée dans un logement de l’association.

Le journal de l’ADEPAPE Var

Que deviennent les jeunes après l’ASE ? Ce que montre l’enquête ELAP

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L’enquête ELAP suit des jeunes à l’approche de la sortie de protection puis après celle-ci. Elle documente formation, logement, ressources et entourage, tout en restant représentative des sept départements étudiés, pas de toute la France.

Photographie d’illustration : l’espace cuisine d’un studio de l’ADEPAPE Var, en 2017. Photo : archives publiques de l’ADEPAPE Var. Cadrage adapté à l’en-tête.

L’Étude longitudinale sur l’autonomisation des jeunes après un placement, appelée ELAP, cherche à comprendre ce qui se passe avant et après la fin d’une prise en charge. Elle ne se contente pas d’une photographie administrative : elle interroge les jeunes sur leurs conditions de vie, leurs ressources, leur logement, leur entourage et leurs projets.

Une enquête en plusieurs temps

En 2013-2014, plus de 1 600 jeunes âgés de 17 à 20 ans et accueillis en protection de l’enfance ont répondu à un premier questionnaire. Dix-huit mois plus tard, 756 ont participé à une seconde vague. Ce suivi permet d’observer des transitions : maintien dans une aide jeune majeur, sortie, reprise de formation, changement de logement ou évolution des soutiens disponibles.

Des sorties très inégales

La synthèse de l’Institut national d’études démographiques montre que l’aide prolongée n’est pas accessible de la même manière à tous. Les jeunes scolarisés et engagés dans un projet de formation sont davantage susceptibles d’être maintenus, alors que les parcours déjà fragiles risquent de perdre plus tôt leur soutien.

Parmi les jeunes sortis avant 18 ans, 51 % sont sans emploi et sans formation lorsqu’ils sont réinterrogés 18 mois plus tard. Ce résultat ne signifie pas que le placement provoque à lui seul cette situation. Les parcours antérieurs, les difficultés familiales, la scolarité, la santé, le logement et les conditions de sortie s’entrecroisent.

Une limite géographique essentielle

ELAP porte sur sept départements : le Nord, le Pas-de-Calais, Paris, la Seine-et-Marne, l’Essonne, les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis. L’enquête est représentative de ces territoires, pas de l’ensemble de la France et encore moins du Var pris isolément. Elle permet d’identifier des mécanismes et des risques, mais pas de calculer directement un résultat varois.

Ce que la recherche change

L’étude invite à ne pas réduire l’autonomie à une date de sortie. Une transition solide combine des ressources, un logement stable, une formation réaliste, des soins continus et des personnes sur qui compter. Elle montre aussi l’importance d’écouter les jeunes qui ne correspondent pas au modèle du projet scolaire immédiatement valorisable.

Et pour vous ?

Qu’est-ce qui a le plus compté dans votre passage à l’autonomie : une personne, un logement, une formation, un revenu ou du temps supplémentaire ? Vous pouvez partager un retour non nominatif avec l’ADEPAPE Var afin d’éclairer les accompagnements futurs.

Sources

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