Une main tient un téléphone portable dont l’écran est blanc.

Le journal de l’ADEPAPE Var

Chantage aux images intimes : vous pouvez demander de l’aide

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Une campagne nationale a rappelé cet automne les recours face au chantage aux images intimes. Le 3018 accompagne les victimes de violences numériques ; personne n’a à affronter seul cette situation.

Photo de contexte : un téléphone à écran vierge. Aucune image intime ni situation de victime n’est représentée. Photo d'illustration : Santeri Viinamäki — CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons Licence. Cadrage adapté à l’en-tête.

Une personne menace de diffuser une photo ou une vidéo intime pour obtenir de l’argent ou imposer quelque chose ? Cette forme de chantage est appelée sextorsion. La campagne nationale relayée par l’Observatoire national de la protection de l’enfance, l’ONPE, du 25 septembre au 14 octobre 2026, a mis en avant un message essentiel : les victimes peuvent demander de l’aide.

La honte ne doit pas empêcher d’en parler

La campagne a été portée par la Commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants, la CIIVISE, et le ministère chargé des familles. Elle s’adressait notamment aux adolescents et orientait vers le 3018, le service d’aide face aux violences numériques.

Le chantage peut donner l’impression qu’il faut tout régler immédiatement et seul. Vous pouvez pourtant commencer par dire à une personne de confiance qu’une situation en ligne vous inquiète. Vous n’avez pas besoin d’expliquer publiquement les détails ni de publier l’image pour faire comprendre ce qui se passe.

Trouver un interlocuteur pour agir

Le 3018 permet de solliciter un accompagnement spécialisé. Un éducateur, un professionnel de l’établissement scolaire ou un adulte de confiance peut également vous aider à prendre contact et à comprendre les démarches proposées.

Si vous accompagnez une personne concernée, commencez par l’écouter sans la blâmer. Évitez de diffuser l’image ou de raconter la situation à un groupe pour demander conseil. La priorité est de l’aider à joindre un interlocuteur compétent tout en respectant son intimité.

Des ressources qui restent utiles après la campagne

La période de communication nationale est terminée, mais les liens vers les ressources restent utiles. La présentation de l’ONPE explique le sujet et renvoie à la campagne officielle.

Pour les personnes passées par la protection de l’enfance comme pour les autres, demander de l’aide ne suppose pas de justifier son parcours. Une difficulté numérique mérite d’être prise au sérieux à partir de la situation vécue aujourd’hui.

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