Les couloirs numérotés d’une piste d’athlétisme rouge.

Le journal de l’ADEPAPE Var

Une journaliste passée par la protection de l’enfance a porté la flamme olympique au nom d’un réseau de pairs

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Le 14 juillet 2024, une journaliste de Var-Matin, ancienne enfant placée, a porté la flamme olympique à Paris en représentant Repairs, réseau d’anciens enfants placés. Elle raconte le relais dans son journal.

Photographie d’illustration : une piste d’athlétisme, en référence au parcours sportif évoqué. Illustration. Photo : Mk2010, CC BY-SA 4.0, via Wikimedia Commons Licence. Cadrage adapté à l’en-tête.

Le 14 juillet 2024, une journaliste de Var-Matin, âgée de 23 ans et ancienne enfant placée, a porté la flamme olympique à Paris, rue de l’Amiral de Coligny, derrière le musée du Louvre. Elle en a publié le récit à la première personne dans son journal. Elle y explique avoir été retenue par la Mairie de Paris et avoir couru au nom de Repairs, une association qui réunit d’anciens enfants placés.

Ce que dit le récit

Selon son article, elle n’a pas été choisie au hasard : c’est son engagement associatif qui l’a fait repérer. Repairs rassemble des personnes passées par les foyers, les familles d’accueil ou l’hébergement à l’hôtel — autrement dit des parcours d’ASE, l’Aide sociale à l’enfance, le service départemental qui prend en charge les enfants protégés. Elle indique également siéger, au titre de Repairs et de la Mairie de Paris, au CIDJ (Centre d’information et de documentation jeunesse). Le texte précise par ailleurs que 2024 est la première édition où les relayeurs ne peuvent pas racheter leur torche.

Ses mots

Le passage le plus repris de son récit tient en une phrase, où elle dit pourquoi ce relais comptait pour elle bien au-delà du sport.

C’est une immense fierté de représenter les enfants placés, souvent oubliés ou stéréotypés.

Elle ajoute, dans le même article, qu’elle est « aussi représentante de Repairs et de la Mairie de Paris au CIDJ ». La fierté et le mandat vont ensemble : ce n’est pas une histoire individuelle exposée, c’est une place tenue au nom d’un collectif.

Pourquoi cela nous parle dans le Var

Ce récit n’évoque ni notre association ni le Var, et nous ne lui faisons pas dire davantage. Mais il montre quelque chose que nous constatons depuis notre création : ce qui rend une trajectoire visible et fière, ce n’est pas seulement l’institution qui a accompagné l’enfant, c’est le réseau de pairs qui prend le relais après. Repairs joue ce rôle au niveau national ; nous le jouons ici, auprès des jeunes qui sortent de l’ASE varoise et se retrouvent, du jour au lendemain, à décider seuls de leur logement, de leur formation, de leurs papiers.

Un mandat associatif, une prise de parole publique, une place dans une instance jeunesse : ce sont des marches concrètes, et elles s’appuient toujours sur des gens qui ont connu la même chose avant vous.

Et pour vous ?

Si vous êtes sorti de l’ASE et que vous voulez prendre la parole, siéger quelque part, ou simplement rencontrer d’autres personnes qui ont ce parcours, dites-le-nous. Nous cherchons régulièrement des adhérents pour représenter l’association dans des réunions départementales, et nous accompagnons ceux qui veulent s’y essayer sans se sentir prêts. Écrivez à contact@adepape-var.fr ou appelez le 04 94 31 60 31.

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