Les participants réunis sur scène sous la bannière du congrès.

Le journal de l’ADEPAPE Var

Une revue nationale décrit ce que l’association d’entraide apporte aux anciens pupilles

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Dans Informations sociales de juin 1956, Jean Massart décrit page 711 ce qu’une association départementale d’entraide apporte aux anciens pupilles : dots de mariage, prêts d’installation, secours.

Photographie de mémoire : le congrès national d’Hyères en 2015. Photo : archives publiques de l’ADEPAPE Var. Cadrage adapté à l’en-tête.

Dans le numéro de juin 1956 d’Informations sociales, bulletin mensuel à l’usage des services sociaux, un article intitulé « Aperçu sur la vie des pupilles de l’État » décrit ce qu’une association départementale d’entraide apportait alors à un ancien pupille. Trois choses, très concrètes : des dots de mariage, des prêts d’installation, des secours.

Qui écrit, et depuis où

L’article court des pages 701 à 711 et est signé Jean MASSART, inspecteur principal de la population et de l’aide sociale. Ce n’est donc pas un texte militant mais une description professionnelle, publiée dans une revue lue par les services sociaux de tout le pays. L’auteur y rappelle au passage les jalons du droit d’alors : la loi du 28 juin 1904 sur les enfants assistés, puis celle du 15 avril 1943, et enfin le code dont il salue l’apparition « à l’aube de cette année 1956 ».

Trois formes d’aide, nommées

Le passage décisif tient en une phrase, et il dit précisément à quoi servait l’adhésion.

La qualité d’ancien pupille permet à celui-ci de participer librement à l’association d’entr’aide des pupilles et anciens pupilles, et de bénéficier de toutes les réalisations de celles-ci : dots de mariage, prêts d’installation, secours.

Autrement dit : de l’argent au moment où l’on s’installe dans la vie adulte. C’est, à soixante-dix ans de distance, exactement la question que nous traitons aujourd’hui avec le Passeport Malin, le studio et l’accompagnement des jeunes majeurs. Les outils ont changé de nom, le besoin non.

Le Var n’est pas cité — et ce que cela ne prouve pas

L’auteur donne ensuite des exemples d’associations « qui fonctionnent bien » : l’Aisne, les Côtes-du-Nord, le Maine-et-Loire, la Seine, la Seine-Maritime, la Seine-et-Oise, la Somme, la Haute-Vienne. Huit départements, et le Var n’y figure pas. Il faut le dire avec exactitude : c’est une liste d’exemples, pas un recensement ni un palmarès. Le texte ne dit rien du Var, ni en bien ni en mal. On ne peut donc en tirer ni l’absence d’une association varoise à cette date, ni un quelconque retard.

Ce que la page établit, en revanche, c’est que ces associations existaient et étaient reconnues à l’échelle nationale en 1956. Elle n’apporte aucun élément sur la date de création de notre propre association, qui reste à trancher.

Une autre ligne de la même page parlera aux plus jeunes : le pupille né sous le secret devait demander au service un « bulletin d’origine » tenant lieu d’acte de naissance. L’accès aux origines n’est pas une question née hier.

Et pour vous ?

Si vous préparez une installation — premier logement, permis, matériel de formation — ne restez pas seul devant le dossier : c’est précisément ce que nous accompagnons. Et si vous cherchez à retracer votre parcours administratif ou vos origines, dites-le-nous, nous vous indiquerons la marche à suivre. 04 94 31 60 31 ou contact@adepape-var.fr.

Sources

  • Jean Massart, « Aperçu sur la vie des pupilles de l’État », Informations sociales, juin 1956, pp. 701-711 (passages cités p. 711) — https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k97678730
  • Sommaire du numéro, p. 581 (orthographe du nom de l’auteur et pagination de l’article).

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