Des professionnels et visiteurs dans une salle du centre Asterya.

Le journal de l’ADEPAPE Var

Santé physique et santé mentale des enfants confiés : données nationales et ressources varoises

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Les enfants protégés présentent des besoins de santé physique et psychique souvent complexes. Le nouveau parcours coordonné « enfance protégée » doit organiser bilans, suivi et continuité, en lien avec les ressources sanitaires et sociales du Var.

Visite du centre Asterya dans le reportage consacré à ce modèle de soins pour les enfants protégés. Photo : Enfance & Jeunesse Infos / reportage Asterya. Cadrage adapté à l’en-tête.

La santé d’un enfant confié ne se résume pas à traiter une urgence ou à mettre à jour un carnet de vaccination. Les sources nationales décrivent des parcours marqués plus souvent par des traumatismes, des hospitalisations, des besoins psychologiques, des troubles du développement ou une situation de handicap. Les changements de lieu de vie peuvent aussi interrompre des soins déjà commencés.

Un bilan physique et psychique

Le Code prévoit un bilan de santé et de prévention à l’entrée dans la protection de l’enfance. Ce bilan doit identifier les besoins physiques et psychiques et alimenter le volet santé du projet pour l’enfant. Il ne remplace pas le suivi régulier par un médecin, ni les consultations spécialisées nécessaires.

Le parcours coordonné « enfance protégée »

Un arrêté national de 2026 organise un parcours coordonné renforcé pour les enfants et jeunes concernés par une mesure administrative ou judiciaire. Une structure de coordination doit être sélectionnée dans chaque département. Elle aide à planifier le bilan, orienter vers des soins somatiques ou de santé mentale, partager les informations utiles de façon sécurisée et prévenir les ruptures lors d’un changement de lieu de vie.

Le texte prévoit une actualisation régulière du bilan et la possibilité de mobiliser des médecins, psychologues, psychomotriciens, ergothérapeutes et structures spécialisées. La coordination ne signifie pas que toutes les informations peuvent circuler librement : chacun n’accède qu’aux données nécessaires à sa mission, dans le respect du secret.

Les portes d’entrée dans le Var

Le référent ASE, le médecin qui suit l’enfant et le médecin référent protection de l’enfance sont les premiers interlocuteurs pour organiser le parcours. La protection maternelle et infantile intervient notamment pour les plus jeunes. Selon le besoin, l’orientation peut aller vers un centre médico-psychologique, un centre médico-psycho-pédagogique, un service hospitalier, une plateforme de coordination ou la Maison départementale des personnes handicapées.

Les délais d’un rendez-vous spécialisé ne doivent pas suspendre toute réponse. Le professionnel qui coordonne le parcours peut préciser les mesures intermédiaires, la conduite à tenir en cas d’aggravation et la personne qui relance le service sollicité.

Et pour vous ?

Demandez qui est le médecin référent, où se trouve le dernier bilan et comment un traitement sera poursuivi en cas de changement de lieu. Un jeune doit recevoir une information adaptée à son âge et être associé à son parcours. En cas d’urgence, contactez directement un service de santé.

Sources

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